Les métis les plus purs

Le point de départ de cet article est la thèse développée en 1991 par Isabelle Combès et Thierry Saignes sur la naissance de l’ethnie et l’identité chiriguano, « essentiellement » métisses. Le rapport au métissage des Chiriguano et Chané semble paradoxal. Bien qu’ils soient considérés comme un exemp...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 27 | 1 | 2008-01-01 | p. 32-56 | 1252-7017
Auteurs principaux: Combès, Isabelle, Villar, Diego
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2008
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le point de départ de cet article est la thèse développée en 1991 par Isabelle Combès et Thierry Saignes sur la naissance de l’ethnie et l’identité chiriguano, « essentiellement » métisses. Le rapport au métissage des Chiriguano et Chané semble paradoxal. Bien qu’ils soient considérés comme un exemple paradigmatique de métissage amérindien, certains points de vue contemporains condamnent l’ethnie à la disparition en raison, précisément, du métissage avec les Blancs. Les Chiriguano et Chané, quant à eux, rejettent aujourd’hui toute idée de mélange, se proclamant seulement « Guaraní ». À partir d’une double étude de cas (l’Isoso bolivien et le nord-ouest argentin), on relativise d’abord le postulat de la complète absorption des Chané dans l’ensemble chiriguano ; on analyse ensuite les différents types de métissage existants, et leur relation dans un schéma asymétrique que crée une véritable échelle de valeurs entre différentes ethnies. On suggère finalement que l’ambivalence idéologique qui entoure le métissage découle précisément du fait qu’il s’agit d’une construction elle-même métisse, produit de la fusion entre les idéologies chané et guaraní.