L'historienne et l'enfermée

Les clôtures symboliques des Algériennes : la virginité ou l’honneur social en question. Liée à l’honneur de la famille, la virginité est une question qui a toujours hanté l’esprit des jeunes filles algériennes. Toutes sortes de pratiques sont envisagées par la société pour la préserver. La plus con...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 26 | 2 | 2007-11-01 | p. 181-188 | 1252-7017
Autor principal: Ferhati, Barkahoum
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2007
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Les clôtures symboliques des Algériennes : la virginité ou l’honneur social en question. Liée à l’honneur de la famille, la virginité est une question qui a toujours hanté l’esprit des jeunes filles algériennes. Toutes sortes de pratiques sont envisagées par la société pour la préserver. La plus connue est celles du rbat (action de nouer), dit teskar (action de fermer) ou encore tesfah (action de blinder). Au moyen de techniques ritualisées, elle consiste en la « fermeture » symbolique de l’hymen avant la puberté et son « ouverture » symbolique la veille du mariage. La « chemise tachée du sang de la vierge » doit en être la preuve indéniable : elle authentifie que l’honneur de la famille, du groupe, est intact. Lorsque, pour diverses raisons, l’hymen fait défaut, la société déploie toutes sortes de stratégies palliatives. Aujourd’hui, le certificat de virginité et la reconstitution de l’hymen par la chirurgie plastique, l’hyménorrapie ou l’hyménoplastie, viennent renforcer la pratique symbolique du rabt. La question fondamentale que je pose dans cet article est : peut-on envisager de casser la clôture « malléable » de cette « vaste prison » des femmes afin que les Algériennes puissent intégrer la société en tant qu’individus et non en tant qu’emblèmes de l’honneur de la famille ?