Harem : ce que les femmes, recluses, font entre elles

Harem : ce que les femmes recluses font entre elles . Cet article tente d’éclairer le moment où, dans la perception de l’Orient musulman par les observateurs européens, s’instaure un lien d’évidence entre réclusion des femmes et homoérotisme féminin. Cette vision du harem générant par nature des pra...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 26 | 2 | 2007-11-01 | p. 61-88 | 1252-7017
Autor principal: Dakhlia, Jocelyne
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2007
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Harem : ce que les femmes recluses font entre elles . Cet article tente d’éclairer le moment où, dans la perception de l’Orient musulman par les observateurs européens, s’instaure un lien d’évidence entre réclusion des femmes et homoérotisme féminin. Cette vision du harem générant par nature des pratiques homosexuelles va à l’encontre de la littérature islamique médiévale sur la question, dans laquelle le tribadisme ne peut résulter que d’une corruption externe à la clôture vertueuse de l’espace domestique. Les observateurs européens de l’âge moderne transposent dans l’espace privé du harem l’homoérotisme (masculin) qu’ils observent dans l’espace public. Les femmes seraient induites à différentes formes de transgression sexuelle et de genre et le modèle du harem, assimilé à un couvent dévoyé, peut figurer en soi une forme d’imposture absolue. Cette analyse d’une séparation pathologique des hommes et des femmes, induisant des pratiques sexuelles elles-mêmes « pathologiques », a longtemps imprégné en retour le monde islamique et ses sciences sociales ; elle ne s’est vue remise en cause que tout récemment.