De la tradition française au droit à la vérité de la biographie – ou du recours à l'histoire dans les débats parlementaires sur l'accouchement dit sous X
Trois lois ont, entre 1993 et 2002, codifié le dispositif français dit de « l’accouchement sous X », qui autorise une femme à accoucher gratuitement dans une maternité sans révéler son identité. La première a durci ce dispositif en l’insérant dans le code civil, la seconde a tenté de l’assouplir et...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | Clio. Histoire, femmes et sociétés | 24 | 2 | 2006-11-01 | p. 273-290 | 1252-7017 |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2006
|
| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Trois lois ont, entre 1993 et 2002, codifié le dispositif français dit de « l’accouchement sous X », qui autorise une femme à accoucher gratuitement dans une maternité sans révéler son identité. La première a durci ce dispositif en l’insérant dans le code civil, la seconde a tenté de l’assouplir et la dernière a créé un organisme chargé de faciliter, pour les personnes nées « sous X », l’accès à la connaissance de leurs origines. Dans les débats parlementaires qui ont précédé l’adoption de ces lois, l’histoire a largement été utilisée comme argument, mais on est passé de l’histoire nationale à l’histoire personnelle, et de la « tradition française » justifiant le maintien du secret de l’accouchement, au droit à la vérité de la biographie légitimant la possibilité de la réversibilité du secret. |
|---|