Sur les Boulevards : Les représentations de Jeanne d'Arc dans le théâtre populaire*

Dans cet article, nous nous proposons d’examiner la représentation de Jeanne d’Arc au théâtre de boulevard, à partir des deux pièces de la fin de siècle les plus connues sur le sujet: « Jeanne d’Arc » : l’une de Jules Barbier (avec une musique de Gounod, montée en 1890 au Théâtre de la Porte-Saint-M...

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Pubblicato in:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 24 | 2 | 2006-11-01 | p. 125-147 | 1252-7017
Autore principale: Datta, Venita
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2006
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans cet article, nous nous proposons d’examiner la représentation de Jeanne d’Arc au théâtre de boulevard, à partir des deux pièces de la fin de siècle les plus connues sur le sujet: « Jeanne d’Arc » : l’une de Jules Barbier (avec une musique de Gounod, montée en 1890 au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, avec Sarah Bernhardt dans le rôle de Jeanne), l’autre étant « Le Procès de Jeanne d’Arc » d’Émile Moreau (représentée au Théâtre Sarah-Bernhardt en 1909, Sarah Bernhardt incarnant une nouvelle fois la Pucelle). Grâce à son talent, Sarah Bernhardt contribue à la fois à la commercialisation de la légende johannique et à favoriser un certain consensus autour de Jeanne. À travers ces deux pièces, les auteurs républicains et leur célèbre collaboratrice tentent de créer une image de Jeanne, « la sainte patriotique », image « au-delà de la politique », qui puisse être associée à la République aussi bien qu’à l’Église catholique. Mais le consensus autour de Jeanne est fragile. Sous l’unité de surface, apparaissent une série de querelles, non seulement sur la politique et l’identité nationale, mais aussi sur le genre, la culture de masse, le théâtre, et sur Sarah Bernhardt elle-même.