Un âge critique. La ménopause sous le regard des médecins des XVIIIe et XIXe siècles

Si l’on possède peu de témoignages sur la manière dont les femmes du XIXe siècle ont vécu le vieillissement, les discours des médecins sur cette question abondent. La ménopause est décrite par eux comme une période particulièrement dangereuse qui, à l’instar de la puberté, bouleverse toute l’économi...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 21 | 1 | 2005-04-01 | p. 18-18 | 1252-7017
1. autor: Thébaud, Françoise
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2005
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Streszczenie:Si l’on possède peu de témoignages sur la manière dont les femmes du XIXe siècle ont vécu le vieillissement, les discours des médecins sur cette question abondent. La ménopause est décrite par eux comme une période particulièrement dangereuse qui, à l’instar de la puberté, bouleverse toute l’économie de la femme. Au nombre des maladies qui sont susceptibles de l’assaillir lorsque s’interrompt le mécanisme régulateur que représentait la menstruation s’ajoute la blessure narcissique que provoque la perte de sa féminité et l’entrée dans l’âge de décrépitude. Plus encore, la femme perdant avec la faculté d’engendrer sa vocation sociale (la maternité), cette période, souvent qualifiée d’âge critique ou d’âge dangereux, s’annonce comme une véritable mort sociale. Privée de sa capacité de séduction, fragilisée par la révolution physiologique qui s’opère en elle, la femme, encouragée à se retirer d’un monde où elle ne peut plus briller, est plus que jamais assignée à la sphère privée.