De la guerrière à la citoyenne. Porter les armes pendant l'Ancien Régime et la Révolution française

Alors que la guerre était associée au masculin, quelques femmes en France ont combattu au cours des guerres civiles des XVIe-XVIIe siècles ou ont servi dans les armées royales, qu’accompagnaient de plus de nombreuses civiles. Avec la Révolution française, le service dans la garde nationale et, moins...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 20 | 2 | 2004-11-01 | p. 3-3 | 1252-7017
Autor Principal: Godineau, Dominique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2004
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Alors que la guerre était associée au masculin, quelques femmes en France ont combattu au cours des guerres civiles des XVIe-XVIIe siècles ou ont servi dans les armées royales, qu’accompagnaient de plus de nombreuses civiles. Avec la Révolution française, le service dans la garde nationale et, moins directement, dans l’armée est lié à la citoyenneté. En réclamant le port des armes au sein de la garde nationale, des militantes révolutionnaires revendiquaient ainsi un des droits politiques du citoyen, ce qui provoqua un ferme refus. Mues par le désir de défendre la République et de partager avec les hommes la gloire de se battre pour elle, des citoyennes s’engagèrent par ailleurs individuellement dans les armées, où elles continuèrent à servir après le décret du 30 avril 1793 qui les en chassait. Les demandes d’armement des militantes et les réponses qui leur sont apportées, ainsi que les histoires, les propos des soldates et les réactions qu’elles ont suscitées permettent d’analyser l’association entre masculin, armes et citoyenneté et d’étudier les mécanismes de l’exclusion des femmes des armées.