Femmes, armées civiques et fonction combattante en Grèce ancienne (VIIe-IVe siècle avant J.-C.)

Sur un sujet fort peu abordé, la thèse implicite prévaut que les femmes sont exclues des armées des cités, parce que la fonction combattante n’est pas de leur ressort. Leur exclusion proviendrait de ce qu’elles ne sont pas citoyennes et participerait de ce déni du féminin, fondateur du politique en...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 20 | 2 | 2004-11-01 | p. 2-2 | 1252-7017
Autor principal: Godineau, Dominique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2004
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Sur un sujet fort peu abordé, la thèse implicite prévaut que les femmes sont exclues des armées des cités, parce que la fonction combattante n’est pas de leur ressort. Leur exclusion proviendrait de ce qu’elles ne sont pas citoyennes et participerait de ce déni du féminin, fondateur du politique en Grèce ancienne. Cette perspective est permise, à condition de s’en tenir à une définition restreinte de la citoyenneté et, par là, de circonscrire étroitement les limites de ce qu’il faut entendre par l’armée de la cité. Or l’armée de la polis n’a jamais été confinée à une cour de caserne, y compris pour les hommes, ni son déploiement ramené au champ ouvert des seules batailles hoplitiques. La notion de fonction ou de sphère combattante permet, par ailleurs, de revenir sur la définition de la cité en armes et de ce qu’il faut entendre, en bien des contextes, défensifs en particulier, par une armée civique où les femmes ont leur place.