Se soumettre pour se libérer. Une esclave turque face à son maître espagnol à Cadix en 1704

Le procès intenté par une esclave contre son maître, à Cadix, en 1704, est surprenant. Elle demandait au tribunal ecclésiastique d’obliger son maître à lui octroyer la charte d’affranchissement, puisqu’elle avait passé un contrat verbal avec lui contemplant ses services sexuels en échange de la libe...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 17 | 1 | 2003-04-01 | p. 9-9 | 1252-7017
Egile Nagusiak: Leduc, Claudine, Schmitt, Pauline
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2003
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Le procès intenté par une esclave contre son maître, à Cadix, en 1704, est surprenant. Elle demandait au tribunal ecclésiastique d’obliger son maître à lui octroyer la charte d’affranchissement, puisqu’elle avait passé un contrat verbal avec lui contemplant ses services sexuels en échange de la liberté. Sous quel registre inscrire cette démarche ? La prostitution publique des esclaves était interdite, et sa pratique (contrairement au cas des affranchies) inconnue. Mais dans le secret des maisons les relations sexuelles maître-esclave était monnaie courante. S’agissait-t-il seulement de rapports d’exploitation, de viols, de « droit de cuissage » sous couvert de la propriété du corps de l’esclave ou, comme dans le cas présenté ci-dessus, aussi de stratégies de libération ? L’esclave n’avait pas seulement un corps, mais aussi une tête.