Jouer avec la marginalité : le cas des filles soumises « indigènes » du quartier réservé de Casablanca dans les années 1920-1950

Au centre de cet article, l’idée que les prostituées « indigènes », parce qu’elles se trouvent au croisement de l’ordre et du désordre, de la conformité et de la déviance, du permis et de l’interdit, sont des êtres de l’hybridation. Bien que sous contrôle d’un système réglementariste extrêmement rép...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 17 | 1 | 2003-04-01 | p. 4-4 | 1252-7017
1. Verfasser: Fine, Agnès
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2003
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Au centre de cet article, l’idée que les prostituées « indigènes », parce qu’elles se trouvent au croisement de l’ordre et du désordre, de la conformité et de la déviance, du permis et de l’interdit, sont des êtres de l’hybridation. Bien que sous contrôle d’un système réglementariste extrêmement répressif, les prostituées « indigènes » ne se contentent pas, en effet, de se situer dans un « entre deux » mais proposent une synthèse inédite qui touche l’ensemble de leur vie quotidienne : leurs pratiques religieuses, médicales, corporelles, sexuelles, linguistiques… Ce faisant, elles donnent à voir leur extraordinaire capacité d’adaptation mais aussi la richesse et la complexité d’une société « en mouvement » qui se recompose au contact de la colonisation.