L'Enfant Jésus et les femmes au XVIIe siècle : une dévotion émancipatrice
Au XVIIe siècle, la dévotion à l’Enfant Jésus connaît un essor sans précédent. Cette spiritualité de l’Enfance s’articule autour des notions d’anéantissement, d’abnégation et d’abandon à Dieu, avec des âmes soumises dans des corps maîtrisés. Les chrétiens doivent s’identifier au Christ enfant, vivre...
Guardat en:
| Publicat a: | Clio. Histoire, femmes et sociétés | 15 | 1 | 2002-04-01 | p. 2-2 | 1252-7017 |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2002
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Au XVIIe siècle, la dévotion à l’Enfant Jésus connaît un essor sans précédent. Cette spiritualité de l’Enfance s’articule autour des notions d’anéantissement, d’abnégation et d’abandon à Dieu, avec des âmes soumises dans des corps maîtrisés. Les chrétiens doivent s’identifier au Christ enfant, vivre dans la pauvreté, le dénuement et la dépendance qui était celle de l’enfant dans la crèche. Les femmes n’ont guère de mal à se reconnaître dans ce divin Enfant décrit comme « petit », faible et dépendant. Mais, une fois « abandonnées à Dieu », elles donnent – littéralement – corps à l’Enfant Jésus et prennent la parole en son nom. Ainsi, loin du silence du nourrisson, les femmes utilisent cette forme de dévotion comme un moyen d’expression et de reconnaissance sociale. |
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