Geneviève FRAISSE, Les deux gouvernements : la famille et la Cité, Gallimard, Folio/Essais, 2000, 220 pages ; La controverse des sexes, Paris, PUF, Quadrige, 2001, 326 p.

Depuis longtemps, les médecins se sont intéressés au phénomène de la menstruation, qui renvoie au mystère de l’» éternel féminin ». À la fin du XIXe siècle, le discours médical sur les règles recoupe encore sur bien des points les préjugés populaires, notamment en ce qui concerne l’impureté du sang...

Celý popis

Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 14 | 2 | 2001-11-01 | p. 26-26 | 1252-7017
Hlavní autor: Guilhaumou, Jacques
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2001
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Depuis longtemps, les médecins se sont intéressés au phénomène de la menstruation, qui renvoie au mystère de l’» éternel féminin ». À la fin du XIXe siècle, le discours médical sur les règles recoupe encore sur bien des points les préjugés populaires, notamment en ce qui concerne l’impureté du sang menstruel. Les médecins toutefois ne sont pas unanimes : perçue par certains comme un garant de l’équilibre féminin, une « saignée naturelle » indispensable à la bonne santé de la femme, la menstruation est stigmatisée par d’autres comme un état pathologique induisant chez la femme indisposée des troubles aussi bien physiologiques que psychologiques. La question des règles est ainsi révélatrice d’a priori qui sont tout autant masculins que médicaux, et le discours des médecins ne fait qu’apporter une caution qui se veut scientifique à la perception de la femme comme une éternelle malade, étroitement soumise à son destin biologique.