Marie-Françoise CHARRIER et Élise FELLER (dir.), Aux origines de l'Action sociale. L'invention des services sociaux aux chemins de fer, Éditions Eres, 2001, 276 p.

Depuis longtemps, les médecins se sont intéressés au phénomène de la menstruation, qui renvoie au mystère de l’» éternel féminin ». À la fin du XIXe siècle, le discours médical sur les règles recoupe encore sur bien des points les préjugés populaires, notamment en ce qui concerne l’impureté du sang...

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Pubblicato in:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 14 | 2 | 2001-11-01 | p. 24-24 | 1252-7017
Autore principale: Knibiehler, Yvonne
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2001
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descrizione
Riassunto:Depuis longtemps, les médecins se sont intéressés au phénomène de la menstruation, qui renvoie au mystère de l’» éternel féminin ». À la fin du XIXe siècle, le discours médical sur les règles recoupe encore sur bien des points les préjugés populaires, notamment en ce qui concerne l’impureté du sang menstruel. Les médecins toutefois ne sont pas unanimes : perçue par certains comme un garant de l’équilibre féminin, une « saignée naturelle » indispensable à la bonne santé de la femme, la menstruation est stigmatisée par d’autres comme un état pathologique induisant chez la femme indisposée des troubles aussi bien physiologiques que psychologiques. La question des règles est ainsi révélatrice d’a priori qui sont tout autant masculins que médicaux, et le discours des médecins ne fait qu’apporter une caution qui se veut scientifique à la perception de la femme comme une éternelle malade, étroitement soumise à son destin biologique.