Louise BRUIT-ZAIDMAN, Gabrielle HOUBRE, Christine KLAPISCH-ZUBER et Pauline SCHMITT-PANTEL (éd.), Le corps des jeunes filles, de l'Antiquité à nos jours, Paris, Perrin, 2001, 328 p.
Depuis longtemps, les médecins se sont intéressés au phénomène de la menstruation, qui renvoie au mystère de l’» éternel féminin ». À la fin du XIXe siècle, le discours médical sur les règles recoupe encore sur bien des points les préjugés populaires, notamment en ce qui concerne l’impureté du sang...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | Clio. Histoire, femmes et sociétés | 14 | 2 | 2001-11-01 | p. 18-18 | 1252-7017 |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2001
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Depuis longtemps, les médecins se sont intéressés au phénomène de la menstruation, qui renvoie au mystère de l’» éternel féminin ». À la fin du XIXe siècle, le discours médical sur les règles recoupe encore sur bien des points les préjugés populaires, notamment en ce qui concerne l’impureté du sang menstruel. Les médecins toutefois ne sont pas unanimes : perçue par certains comme un garant de l’équilibre féminin, une « saignée naturelle » indispensable à la bonne santé de la femme, la menstruation est stigmatisée par d’autres comme un état pathologique induisant chez la femme indisposée des troubles aussi bien physiologiques que psychologiques. La question des règles est ainsi révélatrice d’a priori qui sont tout autant masculins que médicaux, et le discours des médecins ne fait qu’apporter une caution qui se veut scientifique à la perception de la femme comme une éternelle malade, étroitement soumise à son destin biologique. |
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