L'androgyne fécond ou les quatre conversions de l'écrivain
La période du « sacre de l’écrivain » (P. Bénichou) a vu s’imposer une théorie de l’écriture inspirée qui converge autour du thème de l’androgynie du créateur. Dans ce contexte la métaphore, chez les écrivains hommes, d’une « conception », d’une « gestation » et d’un « engendrement » de l’œuvre pren...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | Clio. Histoire, femmes et sociétés | 11 | 1 | 2000-04-01 | p. 4-4 | 1252-7017 |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2000
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La période du « sacre de l’écrivain » (P. Bénichou) a vu s’imposer une théorie de l’écriture inspirée qui converge autour du thème de l’androgynie du créateur. Dans ce contexte la métaphore, chez les écrivains hommes, d’une « conception », d’une « gestation » et d’un « engendrement » de l’œuvre prend une force nouvelle. Cette production de l’androgyne en soi-même s’est appuyée sur des expériences et des parcours capables de favoriser une telle métamorphose. L’article définit quatre « figures biographiques », formant une sorte de matrice logique, qui, de 1800 à 1930, sont venues offrir une médiation imaginaire vers l’androgynat créateur : la relation frère-soeur, l’hystérie masculine, l’homosexualité, l’amour fou. En conclusion est posée la question du rapport des femmes écrivains à ces modèles de vie et d’écriture « inspirées ». |
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