Le qâdhî, la femme et son prétendant (Constantine, XVIIIe siècle)

Les recours féminins en justice à Constantine ne sont pas rares à la fin du XVIIIe siècle. Cette contribution examine les circonstances d’un recours de ce type au terme duquel le qâdhî prononce l’annulation d’un mariage. L’acte notarié qui en rend compte se prête à plusieurs niveaux d’analyse. On y...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 9 | 1 | 1999-04-01 | p. 4-4 | 1252-7017
1. autor: Ladjimi Sebaï, Leïla
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 1999
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Les recours féminins en justice à Constantine ne sont pas rares à la fin du XVIIIe siècle. Cette contribution examine les circonstances d’un recours de ce type au terme duquel le qâdhî prononce l’annulation d’un mariage. L’acte notarié qui en rend compte se prête à plusieurs niveaux d’analyse. On y peut lire une dénonciation des pratiques coutumières en vigueur dans l’espace urbain. On y peut voir également la façon dont des femmes font usage de la justice du qâdhî en vue de défendre leur libre arbitre. Mais dans le même temps, la propension de celles-ci à faire valoir leur bon droit dans ce cadre, en contribuant à renforcer les attendus de la shari’a, a pour conséquence de préserver la hiérarchie des catégories juridiques qui la fonde, et partant de perpétuer les rapports d’inégalité en droit entre les femmes et leurs pairs masculins.