Catherine COQUERY-VIDROVITCH, Les Africaines. Histoire des femmes d'Afrique noire du XIXe au XXe siècle, Paris, Desjonquères, 1994, 291 p.

En décembre 1897, la journaliste Marguerite Durand a fondé le journal La Fronde. Conçu d'après les quotidiens de masse de l'époque, La Fronde embrassait les domaines de la politique, des sports et de la haute finance. Mais le journal se distinguait plus particulièrement des autres quotid...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 6 | 2 | 1997-11-01 | p. 25-25 | 1252-7017
Autor principal: Dulucq, Sophie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 1997
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:En décembre 1897, la journaliste Marguerite Durand a fondé le journal La Fronde. Conçu d'après les quotidiens de masse de l'époque, La Fronde embrassait les domaines de la politique, des sports et de la haute finance. Mais le journal se distinguait plus particulièrement des autres quotidiens par le fait que la publication, la rédaction et aussi la typographie étaient exclusivement faites par des femmes. Dans leur effort d'imiter un quotidien bourgeois, les frondeuses adoptèrent le reportage comme style journalistique. Cette imitation répresentait un double défi lancé par les frondeuses aux rôles attribués à leur sexe. Tout d'abord, en s'engageant dans la vie publique contemporaine, les frondeuses allaient au-delà des limites domestiques conventionnelles établies pour les femmes. Deuxièmement, pour être de vraies reporters, les frondeuses devaient s'aventurer dans le dur monde des faits. Se faisant, elles mettaient en question la notion répandue que les femmes étaient des créatures de fantaisie plutôt que de raison.