Tamatave, la cité des femmes
Les femmes betsimisaraka de la côte est de Madagascar jouent depuis le XVII e siècle un rôle déterminant dans le contact entre les autochtones et les étrangers. Elles en tirèrent prestige et fortune même si, après la conquête du littoral par les Merina, les alliances avec l'étranger ne sont...
Enregistré dans:
| 發表在: | Clio. Histoire, femmes et sociétés | 6 | 2 | 1997-11-01 | p. 5-5 | 1252-7017 |
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
1997
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Les femmes betsimisaraka de la côte est de Madagascar jouent depuis le XVII
e siècle un rôle déterminant dans le contact entre les autochtones et les étrangers. Elles en tirèrent prestige et fortune même si, après la conquête du littoral par les Merina, les alliances avec l'étranger ne sont plus au cœur des enjeux du pouvoir local. Dans la seconde moitié du XIX
e siècle, les femmes continuent de bénéficier d'un statut particulier, qu'elles soient « ménagères » (concubines) ou prostituées. Auxiliaires indispensables des traitants et incontournable soutien des missionnaires, elles sont des intermédiaires culturels de premier plan, surtout lorsqu'elles ont reçu une éducation européenne aux Mascareignes, ce qui est souvent le cas des femmes métisses. Novatrices en matière de religion, revendicatrices parfois et sources de conflit pour les diplomates et les gouverneurs merina, elles sont néanmoins indispensables à ces derniers en ce qui concerne la gestion des rapports avec l'étranger.
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