« Un thé chez les étudiantes parisiennes » par Marguerite d'Escola (1926)

Pour protéger « l'innocence » des filles, les éducateurs du XIX e siècle leur dissimulaient, autant que possible, les réalités biologiques de la sexualité et de la procréation. Au tournant du siècle, des protestations se font entendre. Des médecins (surtout les vénérologues) des prêtres (hos...

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محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 4 | 2 | 1996-11-01 | p. 16-16 | 1252-7017
المؤلف الرئيسي: Lécuyer, Carole
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 1996
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الوصف
الملخص:Pour protéger « l'innocence » des filles, les éducateurs du XIX e siècle leur dissimulaient, autant que possible, les réalités biologiques de la sexualité et de la procréation. Au tournant du siècle, des protestations se font entendre. Des médecins (surtout les vénérologues) des prêtres (hostiles aux pratiques contraceptives), des libres-penseurs, des féministes refusent l'obscurantisme. Les milieux les plus progressistes de l'Education nationale se mobilisent entre les deux guerres, mais leur audience reste modeste. Parallèlement, les progrès de la psychologie, et plus encore de la psychanalyse, révèlent l'importance de la sexualité, y compris chez les enfants. L'éducation sexuelle devient alors aux yeux des gens avertis, une dimension indispensable de l'éducation tout court. Les féministes de la deuxième vague (années 70) ont considéré l'éducation sexuelle comme le fondement même de la libération des femmes. En essayant de la définir et de l'organiser, elles ont redécouvert la différence des sexes.