Une nouvelle figure de la jeune fille sous la IIIe République : l'étudiante

Pour protéger « l'innocence » des filles, les éducateurs du XIX e siècle leur dissimulaient, autant que possible, les réalités biologiques de la sexualité et de la procréation. Au tournant du siècle, des protestations se font entendre. Des médecins (surtout les vénérologues) des prêtres (hos...

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Pubblicato in:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 4 | 2 | 1996-11-01 | p. 10-10 | 1252-7017
Autore principale: Lécuyer, Carole
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 1996
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Pour protéger « l'innocence » des filles, les éducateurs du XIX e siècle leur dissimulaient, autant que possible, les réalités biologiques de la sexualité et de la procréation. Au tournant du siècle, des protestations se font entendre. Des médecins (surtout les vénérologues) des prêtres (hostiles aux pratiques contraceptives), des libres-penseurs, des féministes refusent l'obscurantisme. Les milieux les plus progressistes de l'Education nationale se mobilisent entre les deux guerres, mais leur audience reste modeste. Parallèlement, les progrès de la psychologie, et plus encore de la psychanalyse, révèlent l'importance de la sexualité, y compris chez les enfants. L'éducation sexuelle devient alors aux yeux des gens avertis, une dimension indispensable de l'éducation tout court. Les féministes de la deuxième vague (années 70) ont considéré l'éducation sexuelle comme le fondement même de la libération des femmes. En essayant de la définir et de l'organiser, elles ont redécouvert la différence des sexes.