L'oubli des femmes dans l'historiographie de la Résistance

Bien que le colonel Rol-Tanguy ait déclaré dès la Libération que « sans elles, la moitié de notre travail eût été impossible », qu'elles aient obtenu en 1944 le droit de vote, reconnu depuis longtemps aux femmes d'autres pays démocratiques, les résistantes restent les grandes oubliées de...

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Julkaisussa:Clio. Histoire, femmes et sociétés | 1 | 1 | 1995-04-01 | p. 3-3 | 1252-7017
Päätekijä: Thalmann, Rita
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 1995
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Bien que le colonel Rol-Tanguy ait déclaré dès la Libération que « sans elles, la moitié de notre travail eût été impossible », qu'elles aient obtenu en 1944 le droit de vote, reconnu depuis longtemps aux femmes d'autres pays démocratiques, les résistantes restent les grandes oubliées de l'historiographie des années 1940-1944. Pourtant, par leur origine et leur statut dans la société française de l'époque, leur engagement et les missions qui leur étaient confiées ne comportaient pas moins de risques que ceux de leurs compagnons de lutte. Cette occultation persistante tient essentiellement à deux facteurs : 1) la dévalorisation de leur rôle jugé secondaire, complémentaire par rapport au service armé des hommes. 2) la nationalisation à posteriori de la Résistance, conduisant à passer sous silence l'importante contribution à la libération de la France des étrangers, des étrangères ou des personnes d'origine étrangère.