Entretien avec Jean-Pierre Pinel

De nombreuses langues sont dévalorisées ou interdites, dans des contextes de répression culturelle. C’est le cas par exemple du tamoul au Sri Lanka, du tchétchène en Tchétchénie, et cela a été le cas du breton en France. L’objectif de cet article est de réfléchir, à partir de situations cliniques,...

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Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Blanchard-Laville, Claudine, Guetat-Calabrese, Narjès
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2022
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:De nombreuses langues sont dévalorisées ou interdites, dans des contextes de répression culturelle. C’est le cas par exemple du tamoul au Sri Lanka, du tchétchène en Tchétchénie, et cela a été le cas du breton en France. L’objectif de cet article est de réfléchir, à partir de situations cliniques, à l’impact de ces contextes actuels ou historiques sur des adolescentes issues de ces cultures. La honte, l’angoisse de perte ou la loyauté transgénérationnelle traversent les séances thérapeutiques de ces adolescentes, chez qui apparaissent des conflits identitaires douloureux. Le langage semble structuré sur un clivage entre deux langues, associées à des appartenances culturelles vécues comme incompatibles. Accueillir et soigner les adolescentes commence alors par la reconnaissance de leurs maux, exprimés dans les mots occultés de la langue réprimée. Cela nécessite de considérer le passé des langues, ailleurs comme chez nous, et de penser les conséquences transgénérationnelles de ces histoires de répression ou d’assimilation.