Langues dévalorisées et répressions identitaires dans la clinique des adolescents
De nombreuses langues sont dévalorisées ou interdites, dans des contextes de répression culturelle. C’est le cas par exemple du tamoul au Sri Lanka, du tchétchène en Tchétchénie, et cela a été le cas du breton en France. L’objectif de cet article est de réfléchir, à partir de situations cliniques,...
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| Auteurs principaux: | , , , |
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2022
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | De nombreuses langues sont dévalorisées ou interdites, dans des contextes de répression culturelle. C’est le cas par exemple du tamoul au Sri Lanka, du tchétchène en Tchétchénie, et cela a été le cas du breton en France. L’objectif de cet article est de réfléchir, à partir de situations cliniques, à l’impact de ces contextes actuels ou historiques sur des adolescentes issues de ces cultures. La honte, l’angoisse de perte ou la loyauté transgénérationnelle traversent les séances thérapeutiques de ces adolescentes, chez qui apparaissent des conflits identitaires douloureux. Le langage semble structuré sur un clivage entre deux langues, associées à des appartenances culturelles vécues comme incompatibles. Accueillir et soigner les adolescentes commence alors par la reconnaissance de leurs maux, exprimés dans les mots occultés de la langue réprimée. Cela nécessite de considérer le passé des langues, ailleurs comme chez nous, et de penser les conséquences transgénérationnelles de ces histoires de répression ou d’assimilation.
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