Petite galerie de portraits de formateurs en mal de modèles
L’école est en pleine mutation et de nombreuses questions émergent concernant l’enfant, sa relation à l’école, aux savoirs et interrogent fortement tous les pédagogues. Pourtant, cette « crise », comme toutes les autres, est peut-être une chance car elle permettrait, pour ceux qui l’affronteraient...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2018
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | L’école est en pleine mutation et de nombreuses questions émergent concernant l’enfant, sa relation à l’école, aux savoirs et interrogent fortement tous les pédagogues. Pourtant, cette « crise », comme toutes les autres, est peut-être une chance car elle permettrait, pour ceux qui l’affronteraient courageusement, de mieux comprendre les caractéristiques et la structure de l’institution et de la transformer en profondeur. Ainsi, considérant que l’élève est aussi et surtout un petit d’Homme, doué d’affects, porteur d’une histoire personnelle mais aussi collective, nous tenterons de comprendre en nous appuyant sur le champ de la psychanalyse, comment la peur d’apprendre et l’empêchement de penser sont révélateurs d’une mutation et d’une complexité que l’on ne peut plus nier. L’enfant ne peut plus laisser ses affects sur le pas de la porte de la classe car ils ne sont plus pris en charge par la société et la culture. Il doit faire avec et l’école également. En outre, ses angoisses se rapportent à des questions existentielles : D’où je viens ? Qu’est-ce que la mort ? C’est quoi l’amour ? Or, la littérature de jeunesse, inscrite dans un flot culturel ancestral qui prend sa source dans la tradition orale de la mythologie et des contes de fées, est une médiation culturelle qui permet justement de restaurer cette fonction imageante très en lien avec la capacité réflexive, base de tout apprentissage. De la sorte, la littérature de jeunesse, contenant des représentations collectives et mettant en scène un vécu potentiel se situant dans la sphère imaginaire, donc à distance, permettrait à l’enfant de faire le lien entre son quotidien et le concept, entre son histoire personnelle et son universalité, dans une véritable perspective d’anthropologie des savoirs scolaires. Nous postulons ainsi qu’une approche philosophique des récits à l’école peut permettre de redonner de la « saveur aux savoirs » et répondre à la question essentielle du sens de la transmission de la culture aujourd’hui.
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