Tolérer l’effraction, travailler à inclure

La nécessité de pratiques autoréflexives concerne l’ensemble des positions professionnelles où un appareillage intersubjectif est à l’œuvre. À partir d’une clinique des groupes institués, je propose de nous rendre attentifs aux mouvements de différenciation et de mise en lien, d’acceptation ou de re...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Gaillard, Georges
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2011
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:La nécessité de pratiques autoréflexives concerne l’ensemble des positions professionnelles où un appareillage intersubjectif est à l’œuvre. À partir d’une clinique des groupes institués, je propose de nous rendre attentifs aux mouvements de différenciation et de mise en lien, d’acceptation ou de refus, des positions psychiques convoquées par “l’usager” ; soit de prendre la mesure du travail subjectif qui est requis de la part des professionnels.Une situation d’analyse de la pratique nous permettra de voir opérer des mouvements d’exclusion de ce qui excède par trop violemment les capacités élaboratives des professionnels et menace le groupe dans sa capacité de liaison symbolisante. Le travail autoréflexif consiste dès lors à inclure la négativité inhérente à différents liens, qu’il s’agisse d’un lien d’apprentissage, de soin, ou d’accompagnement. Cette négativité n’en finit pas d’être l’objet d’un refus et d’un rejet.Il est dès lors indispensable d’aider les professionnels dans leurs identifications à se différencier d’avec les sujets auprès desquels ils interviennent ; autrement dit, il convient de réinstituer de la différence, de restaurer une professionnalité régulièrement mise en défaut dans les rencontres avec les “usagers” et de contribuer simultanément à la constitution d’un sentiment d’appartenance à l’équipe, à la mise en place d’une groupalité professionnelle.