Jaurès, les socialistes et l’immigration (1880-1914)

La deuxième moitié du XIXe et le début du XXe siècle sont marqués par d’importantes migrations de population. Si la France fait, dans ce cadre, exception, par la faiblesse de son émigration, aelle reçoit une immigration en provenance de pays voisins. Belges, Italiens ou Espagnols, prennent la suite...

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Tác giả chính: Candar, Gilles
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2018
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Tóm tắt:La deuxième moitié du XIXe et le début du XXe siècle sont marqués par d’importantes migrations de population. Si la France fait, dans ce cadre, exception, par la faiblesse de son émigration, aelle reçoit une immigration en provenance de pays voisins. Belges, Italiens ou Espagnols, prennent la suite des Allemands, précédant les Polonais et d’autres alors que dès le début du siècle sont signalées les premières arrivées de travailleurs nord-africains ou asiatiques. Les socialistes, partisans d’une réforme globale de la société, sont confrontés à des évolutions qu’ils doivent à la fois penser, apprécier et dont ils doivent mesurer les effets sur les milieux qu’ils veulent convaincre et entraîner. Pourtant, au milieu de tant d’études, travaux et publications les concernant, il reste assez rare de voir l’attention des chercheurs se porter sur leurs analyses ou propositions en matière de migration ou de déplacement des populations. Cette lacune est d’autant plus dommageable qu’elle ne correspond à aucun silence absolu des sources sur le sujet. Il ne saurait être question d’aborder ici l’ensemble de la question, débattue à des moments et dans des lieux fort divers, mais, dans l’attente de plus amples travaux, il ne nous a pas semblé inutile d’apporter quelques éléments pour le moment où le socialisme français devient une force politique constituée et autonome, c’est-à-dire dans les années 1880-1914.