La Ligue Civique, une mobilisation élitiste dans l’entre-deux-guerres
L’historien qui s’attache au XIXe siècle et à la IIIe République ne peut s’abstraire de la place importante que les ligues occupent dans la vie politique et sociale. Celles-ci surprennent par leurs forces numériques autant que par la diversité des thématiques qu’elles défendent. Leur émergence accom...
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| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2018
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’historien qui s’attache au XIXe siècle et à la IIIe République ne peut s’abstraire de la place importante que les ligues occupent dans la vie politique et sociale. Celles-ci surprennent par leurs forces numériques autant que par la diversité des thématiques qu’elles défendent. Leur émergence accompagne le processus de modernisation de la vie politique sous la IIIe République, d’apparition de la société civile, et certaines d’entre elles s’imposent par leur caractère de masse. Pour autant, leur histoire (leurs histoires) n’a pendant longtemps fait l’objet d’aucune systématisation, bien que des travaux récents aient sur ce point davantage ouvert la voie. La Ligue Civique, créée en 1917, occupe sans doute un espace particulier dans cette histoire singulière car elle est de souche républicaine, dreyfusarde et teintée de socialisme, comme le manifeste notamment l’un de ses initiateurs et grands animateurs, Hubert Bourgin. Ses origines l’insèrent dans des réseaux différents de ceux de la droite traditionnelle, catholique et militaire, nationaliste et antirépublicaine. Pourtant la Ligue Civique s’allie assez rapidement à des ligues de droite, et voit cette proximité s’affirmer ensuite, ce qui conduit à s’interroger sur la nature des convergences, dans le contexte de l’entre-deux-guerres. |
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