Quand un représentant ouvrier répond à Léon de Seilhac (1909)

Entre avril et décembre 1908 une longue grève des ouvriers tisseurs a lieu à Hazebrouck, dans le Nord, lorsque l’industriel Henri Plancke s’apprête à introduire dans ses ateliers de nouveaux métiers à tisser automatiques. L’ampleur de cette grève et sa médiatisation atteignent un tel point, et inqui...

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Dettagli Bibliografici
Autore principale: Jarrige, François
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Entre avril et décembre 1908 une longue grève des ouvriers tisseurs a lieu à Hazebrouck, dans le Nord, lorsque l’industriel Henri Plancke s’apprête à introduire dans ses ateliers de nouveaux métiers à tisser automatiques. L’ampleur de cette grève et sa médiatisation atteignent un tel point, et inquiètent tant les industriels et les pouvoirs publics, que Léon de Seilhac se rend sur place pour enquêter. Dans la brochure qu’il publie rapidement pour rendre compte de ses observations, le « Délégué permanent au Service Industriel et Ouvrier » du Musée social tente d’expliquer les significations du conflit, d’en éclairer les enjeux et d’en fixer le sens alors que les tensions restent vives localement. Cette grève importante n’a jamais fait l’objet d’une étude précise, elle provoque pourtant un vaste débat à l’époque et eut un large écho, en suscitant des interprétations très variées. L’enquête puis la brochure qui suit contribuent largement à cette publicité du conflit, mais aussi à son opacité, elles réactivent le débat sur le machinisme et le spectre des bris de machines alors que s’intensifient les transformations de l’appareil productif dans l’industrie textile.