Encadrement du pavillon par les organisations internationales : une piste pour sécuriser les activités privées de secours en mer ?

L’article analyse certaines difficultés juridiques rencontrées par les ONG de sauvetage en mer, illustrées par le retrait du pavillon utilisé comme moyen de blocage de leur activité par certains États. Le droit international de la mer impose pourtant une obligation de secours, codifiée par la CNUDM...

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Auteur principal: Neri, Kiara
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’article analyse certaines difficultés juridiques rencontrées par les ONG de sauvetage en mer, illustrées par le retrait du pavillon utilisé comme moyen de blocage de leur activité par certains États. Le droit international de la mer impose pourtant une obligation de secours, codifiée par la CNUDM et les conventions SOLAS et SAR, à la charge des capitaines de navire, États du pavillon et États côtiers. Toutefois, le droit de la mer consacre la compétence discrétionnaire des États d’octroyer ou de retirer leur pavillon, sous réserve d’un lien substantiel avec le navire. Cette liberté permet juridiquement les retraits de pavillon, mais rien n’interdit aux États de s’accorder pour en encadrer l’exercice. L’Union européenne pourrait ainsi imposer des procédures d’agrément harmonisées pour les navires privés de sauvetage et leur octroyer elle-même son pavillon. En revanche, la possibilité pour l’UE d’octroyer son pavillon de manière exclusive se heurte aux obligations attachées au pavillon, notamment en matière pénale.