La détermination de l’intérêt communautaire

La détermination de l’intérêt communautaire dans un EPCI est une étape cruciale qui décide de son avenir. Lorsqu’elle est nécessaire, elle consiste à définir concrètement les attributions de l’EPCI à l’intérieur d’une compétence prédéterminée. Les communes se retrouvent alors dépossédées de ce qui e...

Szczegółowa specyfikacja

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Opis bibliograficzny
1. autor: Fratini, Léa
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2025
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:La détermination de l’intérêt communautaire dans un EPCI est une étape cruciale qui décide de son avenir. Lorsqu’elle est nécessaire, elle consiste à définir concrètement les attributions de l’EPCI à l’intérieur d’une compétence prédéterminée. Les communes se retrouvent alors dépossédées de ce qui entre dans le champ de la définition, raison pour laquelle l’intérêt communautaire est souvent présenté comme une ligne de partage des compétences entre EPCI et communes. Son importance n’est donc pas douteuse. Entendu de façon trop stricte, l’intérêt communautaire devient un carcan rigide pour le développement d’une intercommunalité, se résumant alors à la recherche du plus petit dénominateur commun entre les collectivités membres de l’établissement. À l’inverse, lorsqu’il est entendu souplement, il offre un champ d’intervention large à la structure intercommunale, synonyme d’une certaine émancipation par rapport à ses membres. Or, rien n’oblige à s’orienter dans une direction plutôt qu’une autre. La liberté domine. Il en résulte une forte diversité qui, certes, favorise la différenciation, mais dans le même temps, ne la favorise pas toujours au bénéfice du développement de l’intercommunalité. Les deux extrêmes montrent toute l’ambivalence de cette technique dépendante à la fois de facteurs juridiques et extra-juridiques. La conception de l’intérêt communautaire est d’abord restreinte par la nature des structures intercommunales. En tant qu’établissements publics, elles sont soumises au principe de spécialité. Celui-ci empêche d’envisager l’intérêt communautaire comme l’équivalent de l’intérêt communal au sein des structures intercommunales. Il n’en constitue pas davantage les prémices à sa reconnaissance. Intérêt communautaire et intérêt intercommunal ne se confondent pas au point que la capacité des EPCI à étendre leur champ d’intervention par ce moyen s’en trouve en soi limitée. La dualité résulte ensuite de la pratique par les EPCI eux-mêmes. Vu qu’il n’existe aucune méthode obligatoire pour le déterminer, les définitions adoptées par les intercommunalités se révèlent multiples. Liste de biens concernés, périmètre, critères précis, phrase au contenu évanescent : chaque EPCI est libre d’utiliser la méthode qu’il souhaite. Tout au plus est-il possible de constater que certaines méthodes sont plus privilégiées pour certaines compétences. L’intérêt communautaire est donc avant tout ce que les EPCI désirent en faire. À cette fin, il peut être défensif. Dans ce cas, il est utilisé par les collectivités pour éviter que l’EPCI n’empiète sur leurs propres attributions, devenant par la même occasion un instrument politique. Il peut aussi être extensif. Il devient dans cette hypothèse si souple que son rôle de ligne de démarcation est totalement éclipsé au point de quasiment conférer une compétence en tant que telle à l’EPCI. Ceci aboutit à un développement inégal de l’intercommunalité de sorte que l’idée de définir son champ de façon plus claire, en ayant recours à des critères objectifs, se justifie pleinement.