Comment parler de la fin de vie aujourd’hui ? Entre la médicalisation et le fantasme naturaliste
La société qui cherche à légiférer sur l’aide médicale à mourir n’est pas une société qui perd sa sensibilité quant à la valeur de la vie humaine – l’augmentation du rejet de la peine de mort accompagne l’augmentation du soutien pour la fin de vie accompagnée. En examinant quelques aspects des assem...
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| 1. Verfasser: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2024
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La société qui cherche à légiférer sur l’aide médicale à mourir n’est pas une
société qui perd sa sensibilité quant à la valeur de la vie humaine – l’augmentation
du rejet de la peine de mort accompagne l’augmentation du soutien pour la fin de
vie accompagnée. En examinant quelques aspects des assemblées citoyennes, ce
texte essaie de comprendre comment celles-ci, malgré une relation ambiguë avec
le travail législatif à proprement parler, peuvent introduire des éléments nouveaux
dans le débat public, et ensuite parlementaire. Il conclut en soulignant que les
anciennes catégories juridiques (euthanasie passive, active, suicide médicalement
assisté) ont été élaborées en pensant aux « péchés » ou fautes potentielles des
médecins, et non pas à l’accompagnement complet des personnes qui expriment
leur souhait de mourir. Le changement de vocabulaire, c’est-à-dire l’abandon de
ces notions au profit de l’aide médicale à mourir, aidera à concentrer l’attention
du législateur et des praticiens sur la personne qui souffre, et non pas sur les
catégorisations abstraites de la pureté morale de celui qui agit. |
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