L’injonction d’assimilation des étrangers : entre identification et fabrique de monstres sociaux
L’idée d’assimilation des étrangers en France est aujourd’hui présente dans le discours politique et médiatique. Au-delà des querelles et polémiques soulevées par l’usage actuel du terme, sa mobilisation révèle le regard ambigu posé par la société française depuis le XIXe siècle vis-à-vis de l’Autre...
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2023
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’idée d’assimilation des étrangers en France est aujourd’hui présente dans le discours politique et médiatique. Au-delà des querelles et polémiques soulevées par l’usage actuel du terme, sa mobilisation révèle le regard ambigu posé par la société française depuis le XIXe siècle vis-à-vis de l’Autre perçu de manière duale. Au rejet xénophobe des premiers immigrés européens avant la Grande Guerre a succédé une contestation de légitimité des derniers arrivants à partir de la fin du XXe siècle. L’Étranger, comme figure sociale, a été progressivement réduit aux seuls traits des immigrés originaires des anciennes colonies françaises et de leurs héritiers. Leur inclusion à la société française se joue sur fond de controverses culturelles, cultuelles et identitaires. Le regard porté sur les candidats à la naturalisation souligne le paradoxe d’un rejet moins xénophobe que racisant, faisant jouer des mécanismes de déclassement social construits sur le long terme. L’injonction d’assimilation imposée à ces catégories d’étrangers par un processus de monstration entre en résonance avec l’incantation républicaine d’égalité et de reconnaissance de l’Autre. |
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