Austria restituta. Une identité réinventée : reconstruction et déni en Autriche de 1945 à 1994
La proclamation et la reconnaissance de l’indépendance et de la neutralité de l’Autriche, au milieu des années 1950, est le moment institutionnel fort de recréation d’un État qui avait disparu en 1938 et qui était occupé de façon quadripartite par les Alliés vainqueurs en 1945. L’évacuation des trou...
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| প্রধান লেখক: | , |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2023
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | La proclamation et la reconnaissance de l’indépendance et de la neutralité de l’Autriche, au milieu des années 1950, est le moment institutionnel fort de recréation d’un État qui avait disparu en 1938 et qui était occupé de façon quadripartite par les Alliés vainqueurs en 1945. L’évacuation des troupes alliées, l’adoption d’un Traité d’État ont été précédées par un travail culturel de reconstruction d’une identité nationale. Or cette question de l’identité est complexe dans un pays héritier d’un Empire multinational. Institutionnellement, la Seconde République est l’héritière non pas de l’Empire des Habsbourg mais de la « petite » Autriche définie, après la Première Guerre mondiale, par le Traité de Saint-Germain. Ce petit État, avec une imposante capitale disproportionnée a connu, dans sa brève existence, de violents conflits internes et un régime dictatorial, avant d’être supprimé en étant rattaché à l’Allemagne en 1938.Cet article s’attache à décrire les modalités culturelles de construction d’une identité nationale nouvelle, cherchant à s’inscrire dans l’Histoire passée, en évitant ses points sombres : les tensions entre nations dans la Double-Monarchie, l’opposition entre Vienne et le reste du pays, la Guerre civile de 1934, la dictature mise en place avec le soutien de Mussolini, l’ampleur de l’adhésion au nazisme et au rattachement de l’Autriche à l’Allemagne… Ce travail culturel de reconstitution d’une identité nationale mêle un usage systématique de la nostalgie, une idéalisation du passé impérial et un déni assez systématique de pans entiers de l’histoire contemporaine du pays. Ce sont les cadres de la mémoire et de l’oubli qu’il s’agit ici d’interroger. Les cultures savantes et légitimées ne sont pas seules en cause : les cultures populaires à l’heure des cultures de masse et de la télévision jouent un rôle important dans la diffusion généralisée de l’image d’une « Autriche heureuse » qui serait le modèle d’une société paisible, bienveillante se reconnaissant dans l’image souriante d’une nation vouée à la musique et au plaisir de vivre en harmonie avec la nature, revendiquant l’héritage de Hanswurst. |
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