La politique migratoire européenne à l’épreuve du Coronavirus : le droit d’asile en réanimation ?
La pandémie de Coronavirus a frappé le monde entier avec une force rarement observée. Les dégâts humains sont incommensurables. Mais elle a aussi eu des conséquences sur l’organisation politique et économique des États partout dans le monde. Face à l’urgence sanitaire et un péril mal connu, ceux-ci...
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| Tác giả chính: | |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2020
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | La pandémie de Coronavirus a frappé le monde entier avec une force rarement observée. Les dégâts humains sont incommensurables. Mais elle a aussi eu des conséquences sur l’organisation politique et économique des États partout dans le monde. Face à l’urgence sanitaire et un péril mal connu, ceux-ci ont dû réagir de manière inédite. Cela s’est traduit par un fort ralentissement de l’activité économique et par d’importantes mesures de restrictions des libertés afin de limiter la propagation du virus : fermetures des frontières et limitations des déplacements des personnes et des biens. En Europe, ces mesures ont grippé toute la mécanique migratoire dont le droit d’asile est un engrenage important. Les mesures nationales prises par les États guidés par la nécessité de s’investir sérieusement dans la solution à la crise sanitaire, ont eu un impact violent et dangereux sur le dispositif européen en vigueur : le RAEC. Autrement déjà fragilisé par la désunion des États européens sur sa mise en œuvre, le RAEC est désormais confronté à une crise sanitaire majeure qui barre à des milliers de personnes l’accès à un droit fondamental. Si les juges nationaux des États-membres ont essayé – avec un certain succès – de réanimer le droit d’asile touché par le coronavirus, le contexte a aussi favorisé la résurgence de l’idée d’une refonte approfondie des acquis européens en la matière. C’est donc à l’aune du Coronavirus que s’est initiée la réflexion sur le nouveau pacte européen migratoire. Est-ce à dire que ce texte ne gardera aucune séquelle de la pathologie générée par le virus ? Rien n’est moins sûr. |
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