Conclusions
Contemporain de la Révolution française, Johann Benjamin EHRARD s’appuie sur la pensée kantienne selon laquelle la finalité de la société n’est pas le bonheur mais la justice pour justifier l’entrée en révolution. Le peuple serait ainsi en droit de faire la révolution aux fins de justice, dès lors q...
Saved in:
| Main Author: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2014
|
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Contemporain de la Révolution française, Johann Benjamin EHRARD s’appuie sur la pensée kantienne selon laquelle la finalité de la société n’est pas le bonheur mais la justice pour justifier l’entrée en révolution. Le peuple serait ainsi en droit de faire la révolution aux fins de justice, dès lors qu’on le priverait de l’accès aux Lumières. Plus encore, il ne s’agirait pas d’une simple « chose permise » mais d’un devoir. Toutefois l’idéalisme d’EHRARD sera confronté aux réalités politiques de son temps et à l’avènement de l’ère thermidorienne. Le droit naturel, sur lequel il s’appuie pour légitimer le droit à la révolution, sera ainsi remis en cause tout autant que l’idée d’une Fraternité universelle. Une nouvelle ère commence alors préfigurant un XIXe siècle marqué par la montée du nationalisme et du positivisme juridique. |
|---|