Le droit de résistance à l’oppression en droit international public : le cas de la résistance à un régime tyrannique

La question du droit de résistance à l’oppression face à un régime tyrannique n’est pas ignorée en droit international mais elle ne suscite pas outre mesure son intérêt. En effet, l’exercice de la résistance menée par un peuple contre un régime qui ne respecterait pas son droit à l’autodétermination...

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Auteur principal: Dubuy, Mélanie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2014
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La question du droit de résistance à l’oppression face à un régime tyrannique n’est pas ignorée en droit international mais elle ne suscite pas outre mesure son intérêt. En effet, l’exercice de la résistance menée par un peuple contre un régime qui ne respecterait pas son droit à l’autodétermination dans son volet interne n’a pas pour vocation de produire des effets dans l’ordre international. Alors que les pères fondateurs du droit international classique ont dédié de longs développements à cette question, reconnaissant même l’existence d’un droit de résistance à l’oppression face à un tyran, très peu d’articles lui sont aujourd’hui consacrés. Pourtant, le droit international positif, qui ne consacre pas de droit de résistance d’un peuple face à l’oppression d’un régime tyrannique mais ne l’interdit pas non plus, s’intéresse largement à la manière dont la résistance par la violence s’effectue. Il s’agit pour le droit international d’encadrer le recours à une intervention armée par une force multinationale qui viendrait au secours du peuple résistant en proie à une vague de répression massive menée par un dictateur ( jus ad bellum). Il s’agit encore d’encadrer la manière de recourir à la violence par les groupes d’opposition armés ( jus in bello), rebelles prenant les armes contre le régime en place qui ne respecte pas son peuple.