Un défi devenu pactole : la nouvelle législation environnementale du Québec et l’industrie de l’aluminium (1970-2000)
Le texte examine l’impact sur l’industrie de l’aluminium de l’adoption par le Québec, en 1972, de la première Loi sur la qualité de l’environnement, et ce au cours de ses trois premières décennies. La nouvelle législation environnementale, qui aurait pu représenter un défi majeur pour une industrie...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awduron: | , , |
|---|---|
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2026
|
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Le texte examine l’impact sur l’industrie de l’aluminium de l’adoption par le Québec, en 1972, de la
première Loi sur la qualité de l’environnement, et ce au cours de ses trois premières décennies. La
nouvelle législation environnementale, qui aurait pu représenter un défi majeur pour une industrie au
lourd passif environnemental, s’est plutôt transformée en pactole pour les grands producteurs
d’aluminium (Alcan, Reynolds et Pechiney). La nouvelle loi prenait la forme d’une loi-cadre dont les
normes d’émission de polluants ne pourraient s’appliquer qu’à la suite de l’adoption d’une
réglementation établissant des seuils précis par secteurs d’activités. Or, non seulement cette étape a
été longue à aboutir, mais les normes se sont en outre ajustées à la demande de l’industrie. Tant pour
les émissions polluantes dans l’air ou dans l’eau que pour les rejets industriels que représentent les
brasques usées, les normes environnementales se sont montrées plutôt mièvres. Pour amadouer les
velléités normatives de l’État, l’industrie a clamé sa contribution économique au développement
régional, fait des promesses de transformation de l’aluminium et de modernisation de ses installations
aux échéanciers flous. En contrepartie, l’industrie a obtienu des concessions majeures et tangibles sous
la forme de subventions publiques, de prolongations répétées de la durée de vie des vieilles
installations polluantes, de rabais importants de tarifs d’électricité d’Hydro-Québec et de
prolongation anticipée des droits hydrauliques d’Alcan sur la rivière Péribonka. |
|---|