Des macaques, des joueurs et des voyants

RésuméLa conception de Frederick Perls était que l’empathie favorise la confluence, c’est-à-dire qu’elle brouille les distinctions (« frontières ») entre le soi et l’autre. « Il ne peut pas y avoir de vrai contact dans l’empathie. Au pire, cela devient de la confluence » (1973, p. 106), disait-il à...

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Bibliografske podrobnosti
Auteurs principaux: Staemmler, Franck, Laville-Noël, Ève
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2012
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Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:RésuméLa conception de Frederick Perls était que l’empathie favorise la confluence, c’est-à-dire qu’elle brouille les distinctions (« frontières ») entre le soi et l’autre. « Il ne peut pas y avoir de vrai contact dans l’empathie. Au pire, cela devient de la confluence » (1973, p. 106), disait-il à sa façon sévère. Depuis, « empathie » est resté presque un gros mot pour de nombreux Gestalt-thérapeutes jusqu’à présent. Cependant, je suis convaincu que l’empathie ne peut pas être exclue de la pratique gestalt-thérapeutique. Il peut être utile de penser à une compréhension gestalt-thérapeutique de l’empathie. Bien sûr, d’un côté l’avertissement de Perls doit être pris au sérieux (mais pas avec rigidité). D’un autre côté le danger de la pensée individualiste, selon laquelle l’individu est enfermé dans son monde intérieur et reste en fin de compte inatteignable pour l’autre, doit être évité. Dans cet article je proposerai quelques idées sur une notion d’empathie que je pense être en accord avec les tendances les plus récentes de la gestalt-thérapie (par exemple l’approche dialogale et la théorie du champ). J’aurai aussi recours à des sources telles que la phénoménologie, la Gestalt-psychologie, l’herméneutique, les neurosciences, et d’autres.