L’anti-colbertisme n’est pas (toujours) un libéralisme : l’exemple de Quesnay
On peut être tenté de chercher l’origine du libéralisme dans les réactions négatives aux politiques mercantilistes suivies jusqu’au XVIIe siècle. Quoique raisonnable, cette idée souffre des exceptions. Quesnay est l’une des plus notables.Sa pensée économique et sociale, quoique radicalement opposée...
में बचाया:
| मुख्य लेखक: | |
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| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
2019
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| विषय: | |
| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | On peut être tenté de chercher l’origine du libéralisme dans les réactions négatives aux politiques mercantilistes suivies jusqu’au XVIIe siècle. Quoique raisonnable, cette idée souffre des exceptions. Quesnay est l’une des plus notables.Sa pensée économique et sociale, quoique radicalement opposée à celle de Colbert, est loin d’annoncer le libéralisme. Elle repose sur un concept incompatible avec un quelconque libéralisme économique ou politique, à savoir le royaume agricole.Forgé en vue d’une refondation de la monarchie française, le concept de royaume agricole permet à Quesnay de relever un défi en théorie économique (comment est-il possible de distinguer deux sortes de richesse alors qu’elles sont homogénéisées par la monnaie) et de justifier une hiérarchie politique traditionnelle par des arguments nouveaux (si un régime républicain est bien adapté pour une république du commerce, un royaume agricole ne peut s’accommoder que d’une monarchie absolue dominée par les propriétaires fonciers).Les principaux traits du libéralisme d’aujourd’hui – dérégulation des flux financiers, flexibilité des salaires, etc. – ne se trouvent pas dans l’œuvre de Quesnay. |
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