7. La mise à distance du « darwinisme social » de Spencer par Hayek
« Les darwinistes sociaux ont tort sur beaucoup d’aspects, mais l’intense détestation dont ils font aujourd’hui l’objet est partiellement due à leur combat contre cette présomption fatale en vertu de laquelle l’homme est capable de modeler le monde qui l’entoure au gré de sa volonté ». Cet extrait,...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2024
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | « Les darwinistes sociaux ont tort sur beaucoup d’aspects, mais l’intense détestation dont ils font aujourd’hui l’objet est partiellement due à leur combat contre cette présomption fatale en vertu de laquelle l’homme est capable de modeler le monde qui l’entoure au gré de sa volonté ». Cet extrait, tiré du dernier ouvrage de Friedrich Hayek, témoigne de l’ambivalence de son rapport au « darwinisme social » et à son principal représentant, Herbert Spencer. Si d’aucuns ont suggéré des similitudes conceptuelles entre la pensée de Spencer et celle de Hayek, peu ont relevé que l’appréciation de la première par le second était globalement négative. Faut-il y voir un paradoxe ? Pas si l’on considère qu’elle a pour fonction de prémunir Hayek contre d’éventuels procès en « darwinisme social ». De la même manière que la référence laudative à Darwin permet à Hayek de se prévaloir d’une caution scientifique incontestable – au prix d’une distorsion du corpus doctrinal darwinien – , la mention dépréciative de Spencer semble destinée à écarter d’un revers de la main des rapprochements théoriques qui pourraient être effectués entre les deux penseurs.
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