3. Threadneedle Street : du Rouge au Noir

L’article trace deux perspectives, celles du Rouge et du Noir, d’un côté comme de l’autre de la Manche, par-delà la frontière de l’économie politique et de la littérature romanesque. Sa structure dessine un triptyque monnaie-théorieroman. Premier volet : les débats monétaires britanniques autour...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Le Maux, Laurent
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2023
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:L’article trace deux perspectives, celles du Rouge et du Noir, d’un côté comme de l’autre de la Manche, par-delà la frontière de l’économie politique et de la littérature romanesque. Sa structure dessine un triptyque monnaie-théorieroman. Premier volet : les débats monétaires britanniques autour de la politique de la Banque d’Angleterre, avant (et après) l’acte de Peel. L’article montre comment la banque centrale peut contribuer à stabiliser (respectivement, à amplifier) les tensions sur le marché de la liquidité. Second volet : la théorie de la monnaie proposée par Michel Aglietta et André Orléan. Cette théorie voit dans la monnaie une forme de médiation captant (ou à défaut, exacerbant) la violence originellement à l’œuvre au sein de la sphère marchande et financière. Elle s’inspire de l’œuvre de René Girard, laquelle déplie deux formes de médiation – la médiation externe et la médiation interne – le Rouge et le Noir. Troisième et dernier volet : le roman de Stendhal. L’interprétation qu’en propose René Girard révèle comment les personnages du roman incarnent les manières dont la médiation se cristallise (ou au contraire, tâtonne sans cesse). Dans l’article, la distinction entre le Rouge et le Noir ne se situe pas à un niveau contextuel ou historique, mais à un niveau théorique.