«A vos, dueñas, señoras». Signos de género en la literatura cortesana, del Libro de buen amor al Arcipreste de Talavera

RésuméL’auteur de ce travail explore les marqueurs de genre dans deux œuvres castillanes médiévales : le Libro de buen amor de Juan Ruiz, Archiprêtre de Hita, et l’ Arcipreste de Talavera ou Corbacho d’Alfonso Martínez de Toledo. On remarque que le métadiscours auctorial est différent en fonction...

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Autore principale: Heusch, Carlos
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméL’auteur de ce travail explore les marqueurs de genre dans deux œuvres castillanes médiévales : le Libro de buen amor de Juan Ruiz, Archiprêtre de Hita, et l’ Arcipreste de Talavera ou Corbacho d’Alfonso Martínez de Toledo. On remarque que le métadiscours auctorial est différent en fonction du genre du destinataire : quand le « moi » poétique du Buen amor s’adresse au public de cour masculin, le livre devient un ars amandi dont le but est que le lecteur puisse obtenir une «  dueña garrida ». Or, quand il s’adresse au public féminin, ce même « moi » s’éloigne du contenu ovidien et, au contraire, il affecte des scrupules qui le poussent à affirmer la contre-exemplarité de ce qui est raconté dans le poème. Inversement, Martínez de Toledo a une attitude de moraliste avec sa reprobatio amoris, alors qu’au livre III, quand il s’adresse explicitement aux femmes, il va plaider pour une espèce de physiologie amoureuse pour que les dames de la cour puissent aimer comme il faut.