«¡Commo denuestas las mugeres!» Telle satire de la femme, telle théorie misogyne dans la littérature de savoir d’origine orientale et dans l’Arcipreste de Talavera ou Corbacho

Cet article confronte deux traditions textuelles sur la place des représentations de la femme en analysant les dispositifs énonciatifs ainsi que les termes utilisés pour la désigner : d’une part, la littérature sapientielle d’origine orientale ( xiiie siècle) et, d’autre part, la prose narrative d’o...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Serrano, Florence
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article confronte deux traditions textuelles sur la place des représentations de la femme en analysant les dispositifs énonciatifs ainsi que les termes utilisés pour la désigner : d’une part, la littérature sapientielle d’origine orientale ( xiiie siècle) et, d’autre part, la prose narrative d’origine cléricale avec l’œuvre d’Alfonso Martínez de Toledo Arcipreste de Talavera ou Corbacho (1438). Une opposition est mise en évidence : la littérature sapientielle évite toute particularisation ou exception, découvrant ainsi un système théorique solide et clos, tandis que le Corbacho est tellement ancré dans la réalité de l’époque, et donc dans la pratique, que cela nuit à l’argumentation. Dans un cas, la théorie est au cœur de la tradition, que cela concerne la femme ou un autre sujet ; dans l’autre, la théorie est ignorée car la pratique et l’expressivité sont privilégiées.