Teresa Colliva, Se non credete venite quaggiù. Gli immaginari contesi dell’Africa nell’Italia degli anni Sessanta

Mouramani. Ce mot sonne comme une promesse pour celles et ceux qui s’intéressent aux cinémas africains. Réalisé dans la première moitié des années 1950 par Mamadi Touré, jeune Guinéen étudiant à Paris, il s’agirait d’un des premiers films tournés par un Africain. Le film, diffusé dans plusie...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Ciarcia, Gaetano
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Mouramani. Ce mot sonne comme une promesse pour celles et ceux qui s’intéressent aux cinémas africains. Réalisé dans la première moitié des années 1950 par Mamadi Touré, jeune Guinéen étudiant à Paris, il s’agirait d’un des premiers films tournés par un Africain. Le film, diffusé dans plusieurs salles de cinéma dans les années 1950, est aujourd’hui introuvable. Il alimente les imaginaires de chercheurs comme de cinéastes à l’instar du réalisateur guinéen Thierno Souleymane Diallo, né en 1980. Dans son film Au cimetière de la pellicule (2023), ce dernier entreprend une quête à travers la Guinée et les institutions patrimoniales françaises pour le retrouver. Mais Mouramani sert aussi au réalisateur, comme il le formule dans cet entretien — mené à Paris par Gabrielle Chomentowski le 12 novembre 2025 —, de prétexte pour interroger le rapport que les Guinéens entretiennent avec leur patrimoine cinématographique et également à leur histoire orale. Ici, la recherche d’un objet matériel — le film — sert à ressusciter un conte — « Mouramani » — connu également sous d’autres noms en Afrique de l’Ouest, et qui s’était perdu, faute de transmission.