Terres brûlées de Charles Dekeukeleire (1934). Un film expérimental d’expédition en contexte colonial
Cet article examine la méthode de création du réalisateur belge Charles Dekeukeleire à la lumière de ses notes pour préparer le film Terres brûlées (1934), tourné au Congo et au Rwanda-Urundi pendant la colonisation, qu’il envisage comme un spectacle à la croisée de l’art et de la science pour re...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2026
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Cet article examine la méthode de création du réalisateur belge Charles Dekeukeleire à la lumière de ses notes pour préparer le film Terres brûlées (1934), tourné au Congo et au Rwanda-Urundi pendant la colonisation, qu’il envisage comme un spectacle à la croisée de l’art et de la science pour représenter les différentes « races humaines ». Cette étude éclaire le poids de l’héritage des théories évolutionnistes et racistes issues des travaux de certains anthropologues et sociologues de la fin du XIXe siècle dans les choix esthétiques ayant guidé la réalisation de Terres brûlées. L’article montre également que le film a été utilisé dans les années 1930 et 1940 comme un outil commercial, via différents supports de diffusion, au service de la propagande coloniale. Il a ainsi reconduit auprès du grand public belge, mais aussi européen, grâce à des versions en langue anglaise, allemande et néerlandaise, les fantasmes et stéréotypes du monde savant sur l’infériorité technique, psychique et sociopolitique des Africains qui appuient la justification de l’imposition à l’Afrique de l’ordre colonial européen.
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