Ce que l’Institut contemporain de l’enfance peut apporter à la pédopsychiatrie actuelle
Au moment où s’accumulent les inquiétudes concernant l’avenir immédiat de la pédopsychiatrie, en France notamment, l’entretien que cet article rapporte s’est centré sur la création récente par le professeur Bernard Golse de l’Institut contemporain de l’enfance pour soutenir ou relancer la notion de...
Shranjeno v:
| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2024
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Au moment où s’accumulent les inquiétudes concernant l’avenir immédiat de la pédopsychiatrie, en France notamment, l’entretien que cet article rapporte s’est centré sur la création récente par le professeur Bernard Golse de l’Institut contemporain de l’enfance pour soutenir ou relancer la notion de soins psychiques au sens multidimensionnel du terme. Le professeur Golse le met d’emblée en lien de continuité avec certaines de ses expériences formatives qui l’ont le plus inspiré, et notamment celle qu’il a rencontrée au début de sa carrière comme interne du professeur Soulé en relation avec les enseignements des autres maîtres de la psychiatrie infanto-juvénile de l’époque. Soulé disait en effet qu’enseigner c’est transmettre des connaissances mais que former c’est transmettre des savoir-faire et des savoir-être et qu’au-delà de ce qui relevait de l’apport universitaire il fallait développer des associations chargées de cette autre transmission. C’est sur cette idée que s’est fondé le Centre d’ouverture psychologique et sociale ( copes) dont Golse est devenu le président à la suite de Soulé. C’est dans cette ligne qu’il a inscrit les différentes déclinaisons du projet de cet institut à destination des bébés, des enfants et des adolescents tant pour ceux qui présentent des troubles dans leur fonctionnement psychologique et/ou leur développement que pour ceux qui vont bien mais nécessitent néanmoins que l’on prenne soin de leurs besoins psychiques. Cela lui est apparu tout à fait approprié à la situation où, au-delà des attaques contre la psychanalyse, on assiste à des attaques contre le soin psychique mais aussi, plus grave encore, contre la liberté de penser – et finalement contre les sciences humaines en général. Il s’agit donc avant tout de défendre une idée élargie du « prendre soin », y compris en dehors des situations cliniques (comme le développe l’association Pikler-Lóczy), position qui est également défendue par l’Association européenne de psychopathologie lorsqu’elle insiste sur la pluralité des psychopathologies qui inclue la psychanalyse mais ne se limite pas à elle. Sans être une institution de recherche, l’institut se fixe également l’objectif d’appuyer la recherche dans les domaines relevant de ces principes en contribuant à son assise en dehors du champ universitaire ; l’institut utilisera pour cela en particulier les leviers que lui apporte son organisation largement ouverte sur son contexte et, notamment, les liens que permet de nouer son conseil stratégique réunissant des personnes qui, dans tous les champs disciplinaires et institutionnels, sont significatives pour la pédopsychiatrie |
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