« Écrire sans haine et sans crainte, dire la vérité, toute la vérité possible »

RésuméQuand la littérature s’empare du fait criminel et du droit, elle se soumet à deux loyautés : au fait et à la langue. L’écriture du réel est une écriture difficile, car elle est impossible par définition. Le réel est complexe, multidimensionnel, inscrit dans le temps et dans l’espace, pris dan...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Farah, Dalie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2026
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Descripció
Sumari:RésuméQuand la littérature s’empare du fait criminel et du droit, elle se soumet à deux loyautés : au fait et à la langue. L’écriture du réel est une écriture difficile, car elle est impossible par définition. Le réel est complexe, multidimensionnel, inscrit dans le temps et dans l’espace, pris dans des corps et des matérialités parfois insondables. En reconnaissant que le réel d’un justiciable ne peut qu’échapper à la langue, il est possible alors de chercher et de toucher le « juste ». C’est le point de jonction du droit et de la littérature. Comment atteindre cette justesse ? Il s’agira de montrer les liens entre langue et procès qui s’organisent entre falsification et sentiment de vérité. Puis d’acter que les acteurs de la parole judiciaire sont traversés par les rapports de force liés à la langue depuis leur métier. Enfin, la littérature vient au secours du droit et de la compréhension du réel grâce à son absence d’intention, hors justice, hors morale, l’enquête littéraire peut dire, sans haine et sans crainte, toute la vérité possible.