À propos de La terre des hommes, film de Naël Marandin
Ces réflexions sur le travail avec les jeunes délinquants sont le fruit de l'expérience d'un homme qui a été, à la fois magistrat spécialisé dans les affaires de mineurs pendant plus de 30 ans, puis aujourd'hui psychanalyste, écoutant des équipes d'éducateurs prenant en charge de...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2022
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Ces réflexions sur le travail avec les jeunes délinquants sont le fruit de l'expérience d'un homme qui a été, à la fois magistrat spécialisé dans les affaires de mineurs pendant plus de 30 ans, puis aujourd'hui psychanalyste, écoutant des équipes d'éducateurs prenant en charge des jeunes confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance ou à la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Elles soutiennent que les jeunes délinquants, en raison des ruptures symboliques subies par leurs parents ou même par les générations d'avant, ont fait l'objet d'un vœu de mort inconscient de la part de leurs géniteurs. Ainsi, inconsciemment et n'en voulant rien savoir, le jeune délinquant s'adresse, par ses actes délinquants symptomatiques, à la justice comme un fils mort pour assurer la vengeance de ce désir de mort de ses parents, pour se faire rendre justice d'une injustice originaire dont il a été l'objet. Or, si la société et son surmoi social ne veulent rien savoir non plus de ce processus inconscient, le résultat en est catastrophique, car le passage à l'acte est si inconsciemment justicier que son jugement et la condamnation qui s'ensuivent n'apportent encore que plus d'eau au moulin du sentiment inconscient d'injustice de son auteur. Pourtant, il n'y a pas de fatalité de la délinquance car, de notre position, nous sommes toujours responsables. Le jeune délinquant peut ainsi obliquer, remanier ses relations à autrui. Faut-il pour cela que les professionnels ne confondent pas le symptôme et la raison du symptôme et portent sur chaque jeune délinquant, dans sa singularité, un autre regard, cette fois porteur de vie, plutôt que de mort. |
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