Faut-il un procès au nom des victimes ?

Le droit a partagé le monde en deux : d'un côté, les personnes ; de l'autre, les choses, tout ce qui n'est pas une personne étant nécessairement une chose, objet de droit. Ce statut de chose n'est cependant pas adapté à l'animal « être sensible » que certains voudraient voir...

Полное описание

Сохранить в:
Библиографические подробности
Главный автор: von der Weid, Guillaume
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2020
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Le droit a partagé le monde en deux : d'un côté, les personnes ; de l'autre, les choses, tout ce qui n'est pas une personne étant nécessairement une chose, objet de droit. Ce statut de chose n'est cependant pas adapté à l'animal « être sensible » que certains voudraient voir sujet de droit et imposent de rechercher un statut alternatif. Le statut de « personne non humaine » qui est le plus souvent revendiqué est cependant sujet à caution et ne peut être envisagé qu'avec d'infinies précautions. Sans doute conviendrait-il de lui conférer un statut intermédiaire entre la personne et la chose sans en faire la personne qu'il n'est pas, même non humaine, faire du respect de l'animal une obligation effective et fonder ces obligations sur la dignité de l'homme autant que sur la dignité animale.