La motivation des sanctions, entre dits et non-dits
La motivation des sanctions révèle, en pratique, une tension entre l'explicite et l'implicite, entre dits et non-dits. Des logiques inavouées, d'ordre sociologique notamment, gouvernent bien souvent les pratiques de la motivation. Des liens intimes se nouent ainsi entre la légitimité...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoir: | |
|---|---|
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2014
|
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | La motivation des sanctions révèle, en pratique, une tension entre l'explicite et l'implicite, entre dits et non-dits. Des logiques inavouées, d'ordre sociologique notamment, gouvernent bien souvent les pratiques de la motivation. Des liens intimes se nouent ainsi entre la légitimité de l'instance sanctionnatrice et les modalités de la motivation qu'elle adopte. Traditionnellement, l'autorité ne se justifie pas : mieux vaut ne pas motiver ou, du moins, motiver le plus brièvement possible. Mais un changement de paradigme s'opère sur fond de redéfinition de la légitimité démocratique : le soin apporté à une motivation développée et patiemment argumentée devient un élément fondamental de la persuasion, sans laquelle nulle sanction ne peut être perçue comme légitime. |
|---|